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11 May 2000

redouter, French Vocabulary


compiling by Corry Shores



redouter



[ʀədute]


Harper Collins Concise French Dictionary
redouter
vt
to fear;
(appréhender) to dread;
  • redouter de faire: to dread doing

Microsoft Reader French-English Pocket Dictionary:
redouter
fear, dread


Conjugation from Verbix.com:

redouter

Infinitif: redouter
Participe présent: redoutant
Participe passé redouté


Indicatif


Présent
je redoute
tu redoutes
il; elle redoute
ns redoutons
vs redoutez
ils; elles redoutent


passé composé
j' ai redouté
tu as redouté
il; elle a redouté
ns avons redouté
vs avez redouté
ils; elles ont redouté

Imparfait
je redoutais
tu redoutais
il; elle redoutait
ns redoutions
vs redoutiez
ils; elles redoutaient

Plus-que-parfait
j' avais redouté
tu avais redouté
il; elle avait redouté
ns avions redouté
vs aviez redouté
ils; elles avaient redouté

Futur simple
je redouterai
tu redouteras
il; elle redoutera
ns redouterons
vs redouterez
ils; elles redouteront

Futur antérieur
j' aurai redouté
tu auras redouté
il; elle aura redouté
ns aurons redouté
vs aurez redouté
ils; elles auront redouté

Passé simple
je redoutai
tu redoutas
il; elle redouta
ns redoutâmes
vs redoutâtes
ils; elles redoutèrent

Passé antérieur
j' eus redouté
tu eus redouté
il; elle eut redouté
ns eûmes redouté
vs eûtes redouté
ils; elles eurent redouté

Subjonctif

Présent
je redoute
tu redoutes
il; elle redoute
ns redoutions
vs redoutiez
ils; elles redoutent

Passé composé
j' aie redouté
tu aies redouté
il; elle ait redouté
ns ayons redouté
vs ayez redouté
ils; elles aient redouté

Imparfait
je redoutasse
tu redoutasses
il; elle redoutât
ns redoutassions
vs redoutassiez
ils; elles redoutassent

Plus-que-parfait
j' eusse redouté
tu eusses redouté
il; elle eût redouté
ns eussions redouté
vs eussiez redouté
ils; elles eussent redouté


Conditionnel

Présent

je redouterais
tu redouterais
il; elle redouterait
ns redouterions
vs redouteriez
ils; elles redouteraient


Passé

j' aurais redouté
tu aurais redouté
il; elle aurait redouté
ns aurions redouté
vs auriez redouté
ils; elles auraient redouté



Impératif


tu redoute

ns redoutons
vs redoutez



REDOUTER, verbe trans.
Craindre fortement quelqu'un ou quelque chose; appréhender (quelque chose à venir) avec angoisse. Synon.
appréhender, avoir peur, craindre; anton. souhaiter. Un chef, un maître redouté. C'est au pécheur tremblant, c'est au coupable épouvanté de redouter la mort (DUMAS père, Intrigue et amour, 1847, V, tabl. 9, 2, p. 291). Je réduis au minimum les chances et les risques d'un incident brutal dont je redoute les suites (CÉLINE, Mort à crédit, 1936, p. 318).
Redouter de + inf. Comme j'aurais redouté de vivre avec elle! Pas une de mes faiblesses ne lui eût échappé, car elle voyait tout d'un oeil impitoyable (GREEN, Journal, 1956, p. 228). Mais, redoutant par-dessus tout de retomber sous le joug, elle [la Convention] s'empressa de remettre la main sur le pouvoir exécutif (LEFEBVRE, Révol. fr., 1963, p. 434).
Redouter que + subj. Ce fut une belle pétarade dont il est à redouter que l'ennemi, derrière ses murs, ne souffrît pas plus que ça (VERLAINE, Œuvres compl., t. 4, L. Leclercq, 1886, p. 142).
Part. passé en empl. adj. Chef redouté; âge redouté. M. Alexandre Dumas (...) n'était pas encore (...) un moraliste redouté, un des directeurs spirituels de son siècle (A. FRANCE, Vie littér., 1890, p. 1).
Rem. Sur l'empl. de ne dit explétif dans cette dernière constr., v. craindre I B 2 rem. 1.
Prononc. et Orth.: [], (il) redoute [-dut]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. Ca 1135 redoter (Couronnement de Louis, 686 ds T.-L.). Dér. de douter*, d'abord att. en a. fr. au sens de « craindre »; préf. re-*. Fréq. abs. littér.: 2 911.Fréq. rel. littér.: XIXe s.: a) 4 020, b) 4 094; XXe s.: a) 3 914, b) 4 397.


Harper Collins Staff. Harper Collins Concise French Dictionary. Glasgow: Harper Collins Publishers, 1998.
More Information:

Microsoft Reader French-English Pocket Dictionary. Copyright © 2000 Langenscheidt KG, Berlin and Munich. Conversion into eBook format by dibi GmbH, Hamburg. Version 1.

Le Trésor de la Langue Française informatisé(TLF). http://atilf.atilf.fr/tlf.htm

Verbix.com French Conjugator. http://www.verbix.com/languages/french.shtml


10 May 2000

bague, French Vocabulary


compiling by Corry Shores



bague


[bag]


Harper Collins Concise French Dictionary:

bague

nf

ring ;

  • bague de fiançailles engagement ring ;
  • bague de serrage clip


Microsoft Reader French-English Pocket Dictionary:
bague
f ring
band
bague d'arrêt set collar


BAGUE, subst. fém.
A. BIJOUT. Anneau, souvent en métal précieux, parfois orné de pierres précieuses, que l'on porte au doigt et qui exprime symboliquement un engagement, un lien affectif, conjugal, une alliance durable :

1. Ils étaient fiancés; il arrivait de Paris, l'écrin dans la poche; il avait trouvé Cécile seule; et il s'était agenouillé de tout son être devant elle, pour lui mettre au doigt cette bague, l'anneau, la chaîne...Tout un passé de jeunesse, de tendresse... Ah, ce désir sincère et fou qu'il avait, de donner et de prendre le bonheur!...
R. MARTIN DU GARD, Jean Barois, 1913, p. 309.

2. ... Euryanthe, fiancée d'Adolar, a reçu confidence d'un secret : Emma, sœur d'Adolar, ayant perdu son fiancé Udo, s'est donné la mort en absorbant le poison contenu dans le chaton d'unebague.
R. DUMESNIL, Hist. illustrée du th. lyrique, 1953, p. 118.

Rem. V. aussi sous anneau* les ex. 5 et 6; on dit anneau épiscopal plutôt que bague d'évêque.
SYNT. Bague d'or, d'argent (Ac. 1835-1932); bague garnie de diamants (Ac. 1835-1932); bague de mariage, de fiançailles, d'évêque (ce dernier rare; cf. E. et J. DE GONCOURT, Journal, 1885, p. 501); bague à cachet (T. GAUTIER, Le Capitaine Fracasse, 1863, p. 286).
Au fig., fam., loc. proverbiale. C'est une bague au doigt; porter une bague au doigt. C'est une chose dont on peut tirer avantage ou qui est d'un emploi lucratif et peu fatigant. Votre place vous laisse du loisir, c'est une bague au doigt :

3. « ... J'ai triomphé partout dans les conditions données (...) L'Article-Paris va son petit bonhomme de chemin. C'est une bague au doigt » (Lettre de Gaudissart à Jenney).
BALZAC, L'Illustre Gaudissart, 1834, p. 18.

4. J'ai promis à Sinda votre secours absolu. À propos : il trouve fort sensée votre idée sur le sous-secrétariat des Beaux-Arts; cela vous irait comme une bague au doigt.
DE VOGÜÉ, Les Morts qui parlent, 1899, p. 160.

DR. Bagues et joyaux. Bijoux, objets de valeur, présents mobiliers qui appartiennent à une femme mariée et que le contrat de mariage lui donne le droit de reprendre à la mort de son mari. Les bagues et joyaux de cette femme ont été estimés à cinquante mille francs (Ac. 1798-1932, GUÉRIN 1892); allouer tant à une veuve pour ses bagues et joyaux (Ac. 1878-1932, GUÉRIN 1892).
B. Emplois techn. [P. anal. de forme]
1. ARCHIT. ,,Membre de moulure qui divise horizontalement les colonnes dans leur hauteur`` (VIOLLET1875) :

5. La première Renaissance connaît aussi les colonnes à cannelures ou à bagues mais le pilastre a généralement tous les suffrages. Enfin la mouluration fait de notables progrès grâce au perfectionnement de l'outillage; les oves, les raies de cœur, les perles qu'on retrouvera jusque dans le style Louis XVI commencent à être utilisés.
J. VIAUX, Le Meuble en France, 1962, p. 48.

2. ART DENT. ,,Anneau métallique scellé sur les dents et servant de moyen d'ancrage aux appareils fixes d'orthodontie`` (Méd. Biol. t. 1 1970).
3. ÉLECTR. ,,Anneau métallique, isolé, monté sur l'arbre du rotor d'un alternateur`` (SIZ. 1968).
SYNT. Bague de déphasage. ,,Spire conductrice en court-circuit`` (SIZ. 1968). Bague d'amortissement, de calibrage (Lar. encyclop.), palier à bague (A. SOULIER, Les Gdes applications de l'électr., 1916, p. 93),bague de fixation (A. LECLERC, Manuel de télégraphie et téléphonie, 1924, p. 170).
4. HORTIC. Disposition en bague. ,,Disposition en anneau ou en bague des œufs d'une espèce particulière de chenille qui pour cette raison a reçu le nom de chenille bagueuse`` (É.-A. CARRIÈRE, Encyclop. hortic.,1862, p. 48).
5. JEUX. Jeu de bagues.
a) Jeu d'adresse qui consistait à enlever à l'aide d'une lance, sur un cheval au galop, un ou plusieurs anneaux suspendus à un poteau; p. ext. les anneaux que les cavaliers devaient enlever. Courir la bague, emporter la bague (Ac. 1798-1932) :

6. Les habitants de l'Orénoque, les Mexicains et les Péruviens aiment passionnément les jeux qui exercent le corps, entre autres le jeu de balle; les Maures d'Afrique, les exercices de l'adresse, de la force et du courage, tels que les courses de bague et les combats de tauraux, dont ils introduisirent le goût en Espagne, lorsqu'ils en firent la conquête; ...
BERNARDIN DE SAINT-PIERRE, Harmonies de la nature, 1814, p. 297.

Au fig. :

7. Les progrès sont encore permis aux sciences physiques, parce qu'on ne peut les leur nier; mais dans la carrière philosophique et littéraire on voudroit obliger l'esprit humain à courir sans cesse labague de la vanité autour du même cercle.
M
me DE STAËL, De l'Allemagne, t. 4, 1810, p. 167.

b) Jeu dans lequel les joueurs montés sur les chevaux de bois d'un carrousel, doivent enlever à l'aide d'une baguette les anneaux suspendus à leur portée :

8. Gavarni, habitant pour dettes chez un pêcheur de l'île Saint-Denis, reçoit une lettre de Morère, qui lui dit : « Viens à la campagne. J'ai un parc, où il y a des balançoires et des jeux de bague ».
E. et
J. DE GONCOURT, Journal, 1854, p. 153.

6. MAR. Anneau en fer, en bois, en cordage, ayant de multiples usages :

9. Les voiles latines de forme triangulaire sont enverguées au moyen d'anneaux métalliques appelésbagues sur les drailles ou étais, le long desquels elles peuvent monter et descendre.
J. GALOPIN, Cours de lang. mar., Matelotage et technol., 1925, p. 65.

7. MILIT. (ART). Bague de baïonnette. ,,Sorte d'anneau qui sert à fixer la douille de la baïonnette au canon du fusil`` (Lar. 19e). Synon. virole.
8. MUS. Bague de l'archet. ,,La hausse [de l'archet] est en ébène (...) elle porte un recouvrement à sa partie inférieure (...). Le recouvrement lui-même est assujetti à l'extrémité de la hausse, vers la tête de l'archet, par une bague en argent`` (J. LALLEMENT, La Dynamique des instruments à archet, 1925, p. 11).
9. ORNITH. Anneau de métal, de celluloïd ou de plastique fixé à la patte des oiseaux migrateurs pour servir à des observations scientifiques sur les sujets ainsi marqués.
10. TABAC (INDUSTR. DU). Cigare à bague. Muni d'un anneau de papier souvent doré :

10. J'ai retrouvé des poteaux qui gagnent vingt francs par jour... Tiens, un gars qui avait une petite taule où il faisait la réparation de bicyclettes, il est millionnaire, maintenant, il fume des cigares àbagues, que t'oserais pas y toucher.
DORGELÈS, Les Croix de bois, 1919, p. 274.

11. TECHNOLOGIE
a) Synon. de manchon. ,,... le joint [dans les tuyaux à bagues] est constitué par une bague ou manchon (...) qui laisse entre sa paroi intérieure et la paroi extérieure du tuyau un espace annulaire destiné à être rempli de plomb`` (E. ROBINOT, Vérification, métré et pratique des travaux du bâtiment, t. 4, 1928, p. 103).
b) Bague de poêle. ,,... [Le poêle français Geneste] se compose d'une série de bagues ou cylindres en fonte à emboîtements mâle et femelle, qu'on superpose (...) et dont la surface extérieure est munie de nervures...`` (L. SER., Traité de phys. industr., t. 2, 1890, p. 793).
c) Plus gén. Anneau métallique remplissant des fonctions diverses :

11. ... comme l'usure se produit presque toujours sur l'arbre lui-même et non sur la bague de roulement, ce qui est à vérifier, il faut envisager, soit l'adjonction d'une bague emmanchée à chaud ou à la presse sur l'arbre à l'emplacement du roulement si cela est possible, soit le rechargement de la portée de l'arbre par soudure ou avec un support de métal par le procédé dit de « schoopage ».
E. AMBROISE, Pour le monteur mécanicien, 1949, p. 36.

En menuis. ,,Petite pièce de cuivre, qui, placée au pied d'un siège, maintient la roulette et empêche le bois de se fendre`` (Lar. 20e).
En verrerie. ,,Moulure au goulot d'une bouteille`` (LITTRÉ) :

12. Tenues par la bague, elles [les bouteilles] ne blessaient pas à l'éclatement normal du bas du col, mais des goulots se fendaient en longueur et entraient leur biseau dans la main de l'homme. Sur les tas refaits on laissait s'accomplir l'œuvre du temps irremplaçable pour velouter le vin.
HAMP, Vin de Champagne, 1909, p. 155.

PRONONC. : [bag]. PASSY 1914, plus précis, note [ ou ba:g]. Enq. : /bag/ (v. dans l'introd. la règle 3, qui correspond à la précision de PASSY).
ÉTYMOL. ET HIST. 1. a) 1360 wage « anneau » (J. FROISSART, Poésies, B.N. 830, fo 275 vo ds GDF.Compl. : Bien cognois une panetiere, Un jupel ou une aloicre, Unes wages, un aguillier); 1432 vaghe « id.» (Reg. aux test., A. Douai, ibid. : Une vaghe de saffir, une vaghe d'or a veronicle); b) 1416 techn. mar. (P. LE CACHEUX, Livre des comptes de Thomas du Marest, p. 80, Paris, 1905 : pour la forgerie que il apartenoit [faire] au mostier, tant à l'engin que es pollies et bagues et pour servir es bataux des sains); 1514courir la bague « jeu d'adresse qui consiste à atteindre un anneau suspendu avec le bout de la lance » (Bull. du Comité des Travaux Hist., 1898, p. 65 : deux aneaulx [...] pour courir la bague; 2. ca 1450bague sert à désigner toutes sortes de joyaux, d'objets précieux, spéc. dans l'expr. bagues et joyaux « pierreries, joyaux appartenant à une femme mariée », qui subsiste comme terme de dr. et est notée comme ,,n'étant plus guère employée dans les contrats de mariage`` par Ac. 1835 (Mistere du Viel Testament,XXXIII, 29357, éd. Rothschild, t. 4, p. 99 : Car j'ay voz bagues et joyaulx Conquestés par divers assaulx); 1576 (Registres et minutes des notaires du Comté de Dunois, Chartres, 1886, p. 162 : unebague à pendre à l'oreille), considéré comme vieilli par Ac. 1762.
Peut-être empr. au m. néerl.
bagge, bage, de même sens (VERDAM); à rapprocher du fris. oriental bâge qui se rattacherait à l'all. biegen « courber » (VALKH., p. 52; EWFS3; BL.-W.5); à l'appui de cette hyp. la localisation et la forme du mot dans ses premières attest.
L'hyp. d'un étymon lat.
baca (baie [d'un fruit]*), attesté comme synon. de gemma (HORACE, Epod., ds TLL s.v., 1658, 33) puis au sens de « olive servant de fermeture à une chaine » d'où au plur. comme synon. decatenae (PRUDENCE, Psych., ibid., 1658, 44) est acceptable du point de vue sém., mais fait difficulté étant donné qu'elle suppose l'intermédiaire d'un prov. baga « bague » (1462, PANSIER), ce qui semble incompatible avec la localisation et la forme du mot dans ses premières attest., v. aussi Th. Braune ds Z. rom. Philol., t. 18, p. 515.
STAT. Fréq. abs. littér. : 878. Fréq. rel. littér. : XIXe s. : a) 1 021, b) 1 611; XXe s. : a) 1 364, b) 1 178.
BBG. BRÜCH (J.). Bemerkungen zum französischen etymologischen Wörterbuch E. Gamillschegs. Z. fr. Spr. Lit. 1927, t. 47, p. 295. DE GOROG 1958, p. 109. GOUG. Mots t. 1 1962, p. 248. LAURENT (P.). Contribution à l'hist. du lex. fr. Romania. 1925, t. 51, pp. 32-45.



Harper Collins Staff. Harper Collins Concise French Dictionary. Glasgow: Harper Collins Publishers, 1998.
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